LA MIXITE HOMMES/ FEMMES DANS LA CULTURE ET LES MEDIAS EN FRANCE | DAREto

LA MIXITE HOMMES/ FEMMES DANS LA CULTURE ET LES MEDIAS EN FRANCE

LA MIXITE HOMMES/ FEMMES DANS LA CULTURE ET LES MEDIAS EN FRANCE

Il semblerait que l’univers culturel français soit encore aujourd’hui très masculin, voire favorisant certains clichés sociétaux.

« Tandis que la majorité des journalistes présents à l’écran sont des hommes, que la plupart des problématiques de société sont traitées par des hommes, que les invités des plateaux télés traitant desdits sujets sont masculins et peu variés, que même les banques d’images proposent plus de clichés d’hommes que de femmes, et que les unes des magazines (hors presse féminine) sont pour la plupart masculines ;

Sur un fond de clip musical évoquant un concours « d’agitation de postérieurs en micro bikini », de plantureuses bimbos rivalisent de docilité manipulatrice afin que le bachelor daigne les choisir ; les séries télé et la publicité regorgent encore de « maman cuisine et papa bricole » et Jane Campion est à ce jour la seule femme a avoir reçu la Palme d’Or (La Leçon de Piano-1993). »

mixité hommes femmess dans les medias

Tel fut le crissant constat dressé lors de cette table ronde sur la mixité hommes/femmes dans la culture et les médias, menée par Patricia Loison (France 3) pendant laquelle chaque intervenant apportait une explication, une nuance voire solution à cet état des lieux.

Concernant la présence masculine à l’antenne Rémy Pflimlin, PDG de France Télévision, mettait en avant le Label Diversité récemment obtenu par France Télévision tandis que M. Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l’Express, reconnaissait la majorité d’intervenants masculins et l’expliquait par le fait que le peu d’experts sur les sujets sociétaux sont pour la plupart des hommes.

Étayant son discours sur une population à majorité masculine au sein de la recherche dans ces domaines.

Christophe Barbier répondant sur l’aspect presse écrite, convient que pour les mêmes raisons les unes de magazines tels que l’Express sont majoritairement masculines. En y ajoutant le poids des différences de préoccupations entre hommes et femmes ; ces dernières s’intéressent moins à la politique que les hommes. Autre cliché ? Non c’est un fait : le paysage politique féminin français n’atteint pas les mêmes hauteurs que son pendant masculin.

Il avoue également que le crédit porté à la une d’un magazine est moindre lorsqu’il s’agit d’une personnalité féminine ; les ventes en étant donc moins importantes les considérations économiques ont aussi un impact sur l’éditorial.

Sylvie Pierrette-Brossolette, présidente du groupe du droit des femmes du Comité de Surveillance de l’Audiovisuel (CSA), exposait que selon une étude menée sur 40 séries (20 françaises/ 20 étrangères) il s’avère que, même si souvent traités avec humour, les stéréotypes sont très présents. Difficile effectivement de ne pas reconnaître que la répartition des rôles tombe très souvent dans les clichés d’adolescents bêtes, de personnes âgées méchantes et femme de ménage portugaise…

Ce à quoi Rémy Pflimlin, soutenu par l’assistance générale, répondait que la programmation de notre paysage télévisuel manquait cruellement de transgression et de second degré en prenant l’exemple de séries comme Weeds. Série qui, soyons réalistes n’obtiendrait jamais le visa du CSA.

Serions-nous coincés entre l’envie de, mais sans en avoir l’autorisation ?

Ce second degré fait toutefois quelques incursions sur nos écrans avec le dernier spot pour Sopalin ou la saga Heineken de 2009 (le dressing et le frigo). Pour notre plus grand plaisir !

Quant à la télé-réalité, trop peu encline à la subtilité ou à se détacher de clichés passablement extrêmes, véhiculant la plupart du temps des idées tournant autour de la manipulation, la tromperie, l’appât du gain, la mesquinerie… Celle-ci ne trouva aucun défendeur ni excuse !

Pour conclure, lorsque Laurence Herszberg, directrice du Forum des Images, et Sylvie Pierrette-Brossolette s’étonnaient que les nouvelles générations de femmes se battent moins pour conquérir des postes hauts placés plutôt masculins, le public leur répondit d’une seule voix que bien au contraire !

https://www.youtube.com/watch?v=dwVZvTj7L6o

Elles se battent toujours mais que mixité ou pas, leurs efforts se tournent plutôt vers un épanouissement différent, basé sur un nouvel équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

Serait-ce le prochain défi des nouvelles générations ?

 

 

No Comments

Sorry, the comment form is closed at this time.